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Ligue pour
la défense des droits de l’Homme en Iran (LDDHI)
EU/Iran:
Postponement of the Human Rights
Dialogue
Call to the European
Union
Paris, 15 September
2003 : The FIDH and the LDDHI have been informed of
the postponement of the third session of the EU/Iran
human rights dialogue, which was supposed to take
place in Tehran on 15 and 16 September.
It seems that the
postponement has been requested by the EU because of
the refusal by the Iranian authorities to allow
participation by certain international NGOs.
The The FIDH and the
LDDHI have participated in the two first sessions of
the dialogue and had decided to go to Tehran for the
third session, in spite of its strong reservations
concerning the results of the two first round-tables.
The FIDH and the
LDDHI regretted that the more sensitive issues, as
corporal punishments and discrimination against
religious minorities, were not really addressed during
the first round-table (December 2002 – see
http://www.fidh.org/communiq/2002/ir1912a.htm). It
deplored as well the restrictions concerning
participation by international and Iranian independent
NGOs.
Those reservations
were confirmed after the second session (March 2003 –
see
http://www.fidh.org/communiq/2003/ir2403f.htm) :
it was mainly limited to academic exchanges of view,
substantive questions were only incidentally addressed
and there was no follow-up with regard to the
commitments made by Iran at the first round-table.
Since the launching
of the dialogue, the human rights situation in Iran
did not improve. The UN Working Group on Arbitrary
Detention went to Iran last February. Its conclusions
and recommendations are clear in that regard. None of
them were implemented up to now. The same is true with
regard to the recommendations of the UN Committee on
the Elimination of Racial Discrimination, which
examined the situation in Iran last August. The visits
in Iran by the Special Rapporteurs on Freedom of
expression and Violence against women as well as of
the Working Group on enforced disappearances did not
take place yet.
The law prohibiting
torture has not been adopted, the Conventions against
torture and on discrimination against women have not
been ratified, torture is still widespread, the
moratorium on death by stoning has not been officially
confirmed, other corporal punishments are still in
force (flogging and amputation) and violations of
freedom of expression are worse than ever.
In view of that
context, The FIDH and the LDDHI consider that the
third session of the EU/Iran human rights dialogue
will only be credible if certain guarantees are
gathered :
ensure participation
by international and Iranian independent NGOs
ensure the presence
of representatives of the judiciary, the Council of
Guardians and the Office of the Supreme Leader,
institutions where power really rests
ensure a follow-up
with regard to Iran's commitments at the preceding
round-tables, notably regarding ratification of
international instruments, prohibition of torture,
cooperation with UN mechanisms and corporal
punishments
present a public and
periodic assessment of the dialogue, including before
the European Parliament.
The FIDH and the
LDDHI recall that the dialogue should not be
considered as an alternative to the UN human rights
mechanisms, but should on the contrary accompany them.
The FIDH and the LDDHI reiterate their strong
conviction that public condemnation by the
international community of human rights violations in
Iran represents a very important support for human
rights defenders in the country and reformist
elements. The public and objective evaluation by the
UN of the human rights situation in Iran is crucial to
feed the human rights dialogue.
The FIDH and the
LDDHI consequently call on the EU to draw the
consequences of the evolution of the situation in
Iran, of the current blocking of the dialogue and of
the absence of any tangible result of the two first
sessions by tabling a resolution on human rights in
Iran at the UN General Assembly, in December.
Press Contact : Gaël
Grilhot : +33-1 43 55 25 18
UE / Iran : report du dialogue sur les
droits de l’Homme
Appel à l’Union européenne
Paris, le 15 septembre 2003 : La FIDH
et la LDDHI ont appris le report de la troisième
session du dialogue sur les droits de l’Homme entre
l’Union européenne et l’Iran, qui devait se tenir à
Téhéran ces 15 et 16 septembre.
Il semble que ce report ait été demandé
par l’Union européenne en raison du veto mis par les
autorités iraniennes à la participation des
représentants d’ONG internationales.
La FIDH et la LDDHI ont participé aux
deux premières sessions du dialogue et avait décidé de
se rendre à Téhéran pour la troisième session, en
dépit de ses fortes réserves concernant le résultat
des deux premières tables rondes.
En effet, la FIDH ont regretté que les
questions les plus sensibles, tels les châtiments
corporels et les discriminations à l’encontre des
minorités religieuses, ont été écartées de la première
table ronde (décembre 2002 – voir
http://www.fidh.org/communiq/2002/ir1912f.htm).
Elle a également déploré les restrictions s’agissant
de la participation des ONG indépendantes, tant
internationales qu’iraniennes.
Ces réserves se sont confirmées à
l’issue de la seconde session (mars 2003 – voir
http://www.fidh.org/communiq/2003/ir2403f.htm) :
elle s’est limitée à des échanges à caractère souvent
académique, les questions de fond n’ayant été évoquées
que de manière incidente et les engagements pris par
l’Iran lors de la première table ronde n’ayant fait
l’objet d’aucun suivi.
Depuis le lancement du dialogue, la
situation des droits de l’Homme en Iran ne s’est pas
améliorée. Certes, le Groupe de travail des Nations
unies sur la détention arbitraire a pu se rendre pour
la première fois en Iran en février dernier. Ses
conclusions et recommandations sont à cet égard
édifiantes. Aucune n’a été suivie d'effet à ce jour.
Il en va de même des recommandations formulées par le
Comité des Nations unies sur l’élimination de la
discrimination raciale, qui a examiné la situation en
Iran en août dernier. Les visites en Iran des
Rapporteurs Spéciaux sur la liberté d'expression et la
violence contre les femmes et du Groupe de travail sur
les disparitions forcées ne se sont toujours pas
concrétisées.
La loi prohibant la torture n’a
toujours pas été adoptée, les Conventions relatives à
la discrimination à l’encontre des femmes et à la
torture n’ont pas été ratifiées, la torture est
toujours largement répandue, le moratoire sur les
condamnations à mort par la lapidation n’a pas été
officiellement confirmé, les autres châtiments
corporels sont toujours en vigueur (flagellation et
amputation) et la liberté d’expression est plus
malmenée que jamais.
Au regard de ce contexte, la FIDH et la
LDDHI considèrent que la troisième session du dialogue
entre l’UE et l’Iran sur les droits de l’Homme ne sera
crédible que si certaines garanties sont réunies :
- assurer la participation d’ONG
indépendantes côté international et iranien
- assurer la présence de représentants
du pouvoir judiciaire, du Conseil des Gardiens et du
Bureau du Chef suprême, institutions où réside
réellement le pouvoir
- assurer un suivi par rapport aux
engagements pris par l’Iran à l’occasion des tables
rondes précédentes, notamment s’agissant de la
ratification d’instruments internationaux, de la
prohibition de la torture, de la coopération avec les
mécanismes onusiens et de la question des châtiments
corporels
- présenter une évaluation publique
périodique, y compris devant le Parlement européen, du
bilan de ce dialogue.
Enfin, la FIDH et la LDDHI rappellent
que le dialogue ne devrait pas être considéré comme
une alternative aux mécanismes onusiens relatifs aux
droits de l’Homme, mais devrait au contraire
accompagner ces derniers. En l'occurence, la FIDH et
la LDDHI réitèrent leur conviction forte selon
laquelle la condamnation publique par la communauté
internationale des violations des droits de l’Homme
perpétrées en Iran constitue un soutien déterminant
pour les défenseurs des droits de l’Homme en Iran et
les éléments réformateurs. L’évaluation publique et
objective par l’ONU de la situation des droits humains
en Iran est essentielle pour nourrir le dialogue sur
les droits de l’Homme.
La FIDH et la LDDHI appellent l’Union
européenne à tirer toutes les conséquences de
l'évolution de la situation des droits de l'Homme en
Iran, du blocage du dialogue et de l'absence de
résultats tangibles des deux sessions intervenues en
présentant une résolution sur les droits de l’Homme en
Iran à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations
unies, en décembre.
Contacts presse : Gaël Grilhot : +33-1
43 55 25 18
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